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Août 1999 Hors Série
" Spécial Thermidor "
Différents évènements qui viennent de survenir ou, qui vont prochainement se produire, nous amènent à éditer en urgence ce présent bulletin classé " hors série " et intitulé " Spécial Thermidor "
Comme il était d'ores et déjà prévu, le Bulletin relatif au quatrième trimestre 1999, portera le numéro 12 et traitera de la deuxième partie du " Venin Thermidorien ".
Cette parution inattendue est tout d'abord dûe au souhait de relater, le plus tôt possible, la commémoration de Thermidor mais également, annoncer une émission qui va être prochainement diffusée sur " France Culture ".
La " Maison Duplay " a retrouvé sa plaque
Hasard du calendrier ou délicate attention de la part des services des Affaires Culturelles de la Mairie de Paris ? Toujours est-il que la nouvelle plaque destinée à rappeler le séjour de Maximilien Robespierre au 400 de la rue Saint-Honoré, autrement dit à l'endroit où se trouvait la menuiserie de Maurice Duplay, a été apposée seulement quelques jours avant le 28 juillet.
Réalisée comme les précédentes en marbre de Comblanchien - nous avions demandé une fabrication en fonte, mais les coûts s'avéraient trop élevés - la plaque a été apposée cette fois-ci à une hauteur beaucoup plus difficile à atteindre par des vandales. En revanche, sa visibilité s'en trouve affectée particulièrement lorsque l'on est sur le trottoir où est apposée cette plaque.
Un peu d'histoire. En 1975, La " Société des Etudes Robespierristes " paye avec ses propres deniers, une plaque indiquant qu' " ici à vécu Maximilien Robespierre du 26 juillet 1791 au 8 9 Thermidor an II ". Différentes personnalités participaient à cette inauguration, notamment Hélène Leduc, Alain Decaux, le Général Le Bas ou encore MM Soboul et Lorenzzi. Cette plaque a donc vécu une existence paisible jusqu'en mars 1996 où des malveillant la brisèrent à coups de masse en signant : " Les royalistes sont des lève-tôt ". Après différents échanges avec les services culturels de Paris, une plaque fut apposée, au même endroit, en 1997.
En février ou mars 1998, elle fut une nouvelle fois détruite, dans des conditions similaires mais avec cette fois-ci, une inscription " Vive le Roi ".Nous avons donc pris aussitôt, contact avec la mairie de Paris qui, après près d'un an et demi, a procédé au remplacement.
Il reste maintenant à espérer que placée ou elle est désormais, elle pourra tranquillement rappeler aux passants, le séjour de cet illustre Révolutionnaire à cet endroit.
Thermidor an 207 n'a pas été oublié
Une gerbe a été déposée au pied de l'Obélisque
Comme chaque année à pareille époque, le mercredi 28 juillet à 17h30, une douzaine Robespierristes se sont retrouvés Place de la Concorde au pied de l'Obélisque Une douzaine, c'est relativement beaucoup plus que ce dont nous étions habitués à voir ces dernières années.
Dominique Rondelot, président de l'AMRID a déposé une gerbe au pied même du monument, à l'intérieur des grilles dédiée " Aux Martyrs de Thermidor an II ".
Cette manifestation s'est déroulée comme d'habitude, en présence de membres de la Préfecture de Paris qui se sont montrés fort intéressés par notre démarche.
Cela a également permis au journaliste Emmanuel Laurendin, de " France Culture " d'interviewer les participants et d'enrichir l'émission qu'il prépare pour septembre prochain.
A la suite du " pot de l'amitié ", cette soirée s'est poursuivie par un dîner au restaurant " Florentin ", situé à deux pas de la " Maison Duplay " réunissant entre autres, Josette Boré, Audrey Apfeldorfer, Stéphanie Steiner, Robert Delbart, Maximilien Cuttoli, Dominique Rondelot. Richard Spérenza, Bernard Gulon et Emile Fournier n'ont pu s'attarder pour participer à ce repas.
Tous ont eu une pensée pour Marianne Becker et Jacques Daniel, tous deux excusés pour des raisons de santé.
Ainsi, après plusieurs années de solitude, il est tout à fait encourageant de constater ce participation en nombre à la manifestation liée à " Thermidor ". Il convient de souhaiter que ce renouveau se perpétue.
28 juillet dans le calendrier...
28 juillet : bizarre, bizarre... Le 28 juillet, c'est bien évidemment, et avant tout, le 10 Thermidor. Inutile de revenir sur ce point. Le 28 juillet, c'est aussi la Saint Samson. C'est peut-être un mauvais jeu de mots mais avouons qu'à une lettre près, il ne s'agirait plus du colosse qui tenait toute sa force dans sa chevelure mais plutôt la dynastie d'aiguiseurs du " rasoir national ". Le 28 juillet, c'est par ailleurs, et plus sérieusement, la date de l'exécution de Christian Ranucci. C'était en 1976 et ce fut le dernier condamné à mort français exécuté. Depuis, la culpabilité réelle de celui qui portait un " pull-over rouge " a souvent été remise en cause.
Décidément, voilà bien une date curieuse que ce 28 juillet...
" Pour saluer l'Incorruptible ! "
Il est heureux de constater que certains de nos concitoyens restent attachés à la mémoire de Maximilien Robespierre. Ainsi, M Georges Jérosme, de Mer dans le Loir et Cher a fait publier ce texte dans la rubrique du " Courrier des Lecteurs " dans le journal " La Nouvelle République du Centre-Ouest ". Voici donc un extrait de ce qu'a fait paraître M Jérosme, à la date fort à propos du 27 juillet 1999 :
" En ces temps d'intolérance et de mépris où certains, qui prétendent représenter l'honneur et les pouvoirs de la République avec ses ors, ses traditions et son cérémonial, sont mis en examen ou compromis dans d'obscures magouilles financières et où le " Fric roi " apparaît comme le seul critère d'intelligence et de puissance, il est bon de se rafraîchir un instant pour évoquer " le praticien d'Arras qui devint, l'espace de quelques semaines, " le maître absolu de la France ". Son nom suscite toujours de la haine chez certains, sans doute parce qu'il symbolise une volonté clairvoyante et implacable au service de la nation et de l'indépendance nationale. Un point cependant est toujours resté hors de contestation : pour ses ennemis comme pour ses amis, Robespierre demeure toujours " l'Incorruptible ".
Après s'être opposé avec sagesse et courage à la guerre, en qui il voyait un péril mortel pour la Révolution, il ne cessa d'inviter les patriotes à exiger des mesures nécessaires pour déjouer et réprimer la trahison et la contre-révolution. Quand le gouvernement révolutionnaire fut institué en juillet 1793, il occupa magistralement sa place au Comité de Salut Public. Il assuma sa responsabilité face à l'aristocratie française et européenne en armes contre la jeune République, à l'intérieur et sur les frontières.
Robespierre demeure l'une des grandes figures de notre histoire. Figure méconnue. On a fait de Carnot " l'organisateur de la victoire ", mais sans le gouvernement révolutionnaire, les quatorze armées de la République auraient-elles été levées, armées, équipées, nourrie, la trahison jugulée ?
Maximilien allait plus loin : il entendait sauver la République mais il lui assignait aussi une mission sociale et la voulait populaire. C'est ce que, depuis plus de deux siècles, les thermidoriens de tous poils, les " petits marquis de la gauche caviar " et les " épluchures de salon " ne peuvent lui pardonner. "
" Etre Robespierriste aujourd'hui "
Thème d'une prochaine émission de " France Culture "
Emmanuel Laurendin, journaliste à " France-Culture " a longuement préparé une émission radiophonique dont le thème porte sur les motivations et l'utilité d'être Robespierriste de nos jours en cette fin du XX ème siècle.
Cette émission sera diffusée lundi 20 septembre 1999, entre 15 heures et 17 heures.
Bulletin " Maximilien ROBESPIERRE pour l'Idéal Démocratique "
Association régie par la Loi de 1901. Dépôt légal ISSN 0994 - 3501
Directeur de la publication : Dominique RONDELOT
Nouvelle série - Hors série Août 1999